Le portrait: Julien, entre art & bien-vivre

Mon Hambourg, ce sont aussi les femmes et les hommes qui construisent des passerelles entre mes deux cultures, entre ma ville d'adoption et mes racines hexagonales: artistes, chefs d'entreprise, bénévoles, mamans (ou papas), etc., que je rencontre ponctuellement, au détour de manifestations ou de projets. Ils ont chacune et chacun une relation particulière avec Hambourg, l'Allemagne ou encore la France et oeuvrent, sur scène ou dans l'ombre, pour un Hambourg tolérant et ouvert à "l'autre". Je prends toujours un grand plaisir à schnacker le temps d'un café avec ces acteurs du quotidien et regrette de ne pas pouvoir le faire autant que je l'aimerais...
Cette semaine, je donne la parole à Julien Fleurance, coach et artiste qui a jeté l'ancre à Hambourg. Merci à lui d'avoir satisfait ma curiosité et de s'être livré au jeu des questions-réponses.


[ KURZ GEFASST ]

Julien ist seit ca 2 1/2 Jahren in Hamburg verankert. Er arbeitet als Coach und begleitet Menschen in ihrer Findungsphase. Julien ist auch Künstler und stellt europaweit Bilder, Gemälde, Installationen oder Videos aus. Er widmet sich vorrangig den Themen Erinnerung, Körper, Grenzen und Reisen und arbeitet eng mit Wissenschaftlern, Fotografen oder Regisseuren. Sein Atelier befindet sich in der Honigfabrik in Wilhelmsburg (s. Bild). Er würde sich auch sehr über Kooperationen und Projekte in Hamburg freuen. Mehr über Julien unter www.julienfleurance.com/ (Kunstprojekte) und www.lydyourself.weebly.com (Coaching)


Julien devant son atelier de la Honigfabrik
Julien devant son atelier de la Honigfabrik

Pourquoi et depuis combien de temps vis-tu à Hambourg ?

Je me suis installé à Hambourg il y a environ 2 ans 1/2 et c'est une femme qui m'a fait prendre cette décision. Un choix d'autant plus aisé que j'aime beaucoup la ville et et que je souhaitais approfondir mon allemand, l'ayant un peu côtoyé à l'école. C'est ce qui me permet aujourd'hui d'aller facilement au contact d'Allemands qui partagent les même passions que moi.

Tu as de nombreuses cordes professionnelles et personnelles à ton arc. Comment te définis-tu ?

Je n'aime pas me définir en un seul mot ou une seule compétence. Aujourd'hui, ce sont l'art et le coaching qui alimentent ma vie. Je ne souhaite pas me cristalliser sur un seul objectif mais continuer d'évoluer ou me permettre de changer. Nous n'avons qu'une seule vie - jusqu'à preuve du contraire - et il m'est essentiel de saisir toutes les opportunités qui se présentent et de donner du sens à mon existence. Je suis judoka,  j'ai évolué en structure de type espoir et il a été difficile de me repositionner à la suite de cette formation; j'étais moi-même très angoissé et j'ai du me questionner et déterminer de nouveaux objectifs... c'est ce qui m'a poussé à me former pour accompagner des personnes "en transition". Je suis aujourd'hui coach praticien et c'est l'une des cordes à mon arc. J'aide mes clients à s'interroger sur les objectifs, à gagner en autonomie et à être en axe avec eux-même. A titre personnel, la formation (Master coach praticien) m'a aussi aidé à accepter mon côté "multi-carte", un atout pas encore vraiment accepté par notre société... et c'est la seconde corde (à mon arc): je me définis aussi comme un artiste à 100 %. Le coaching m'a permis d'accepter de bien vivre mon art, d'exprimer et de communiquer ce que je ne peux dire avec des mots. La création a toujours fait partie de ma vie et aujourd'hui j'assume pleinement, et avec grand bonheur, cette sensibilité.

En quoi consiste ton travail d'artiste ?

J'expose depuis environ 5 ans.  Mes thèmes centraux, qui s'expriment au travers de peintures, installations, vidéos ou encore photographies, tournent principalement autour de la mémoire, du corps, des frontières et des voyages.  Ces derniers mois, j'ai travaillé avec plusieurs chercheur(se)s de l'Université de Edinburgh puis exposé au Centre Contemporain de Glasgow. Cela faisait suite à un projet au Maroc sur la notion de migration et l'acceptation des minorités, travail que j'ai effectué en collaboration avec un photographe et réalisateur marocain. Nous avons également exposé à Londres et en décembre, l'exposition se déplace au Maroc, à la Villa des Arts de Rabat.

Je serais ravi de pouvoir exposer aussi sur Hambourg. Il est d'ailleurs très facile de me rendre visite: mon atelier est situé de l'autre côté de l'Elbe, dans la Honigfabrik à Wilhelmsburg, un ancien site industriel transformé en centre culturel et artistique.

Qu'apprécies-tu le plus à Hambourg ?

La diversité des quartiers et le fait de pouvoir passer de l'un à l'autre en fonction de mes émotions et de mon humeur du moment.

Qu'apprécies-tu le moins?
J'ai parfois un peu de mal avec le côté rigide des choses mais je pense que cela n'est pas forcément typique à Hambourg. Tous ces blocages, provoqués à mon sens par la structure de la société , me posent question...

Es-tu plutôt Franzbrötchen ou croissant ?

Je suis un grand fan de croissant... avec du miel et du camenbert !

Ton endroit préféré à Hambourg ?

J'aime beaucoup la forêt du Niendorfer Gehege où je promène très régulièrement ma chienne: elle s'y promène en "liberté" alors que les avions atterissent ou  décollent au-dessus de ma tête...

Le Fischimbiss Schabi's, en quelque sorte une baraque à poissons, dans le quartier de Schanzenviertel, fait également partie de mes adresses préférées.

Merci Julien !


Pour contacter Julien Fleurance:

 

- Coaching: www.lydyourself.weebly.com

- Projets artistiques: www.julienfleurance.com/


monhambourg, 4 novembre 2017

Kommentare: 0