Hamburg-Marseille: Bon Appétit!


Version française à la suite du texte allemand


Die deutsch-französische Freundschaft ist wie die Liebe, sie geht durch den Magen ... zumindest im Rahmen des Projekts "Traiteur" zwischen der Staatlichen Gewerbeschule Gastronomie und Ernährung Hamburg und dem Lycée Hôtelier de Marseille. Seit 9 Jahren bringen beide Partnerberufsschulen angehenden Köchen und Fleischern bei, über den eigenen Tellerrand hinauszublicken und dank eines einwöchentlichen Aufenthalts in der jeweiligen Partnerstadt voneinander zu lernen. Jedes Jahr geht es in November für die deutschen Schüler nach Marseille um dort einen detaillierten Blick in die Berufswelt der "Traiteurs" zu bekommen. Ein Beruf, der keine wirkliche Äquivalenz in Deutschland kennt, sich zwischen Feinkosten und Catering bewegt und der für die Hamburger Nachwuchsfleischer und -köche so erfahrungsreich ist, dass sie heute eine zertifizierte Zusatzqualifikation "Traiteur" erwerben können. Auf dem Programm in Marseille gehören aber auch die Entdeckung der Stadt, wie z.B. eine Hafenrundfahrt oder eine Wanderung entlang der berühmten Calanques. Genau wie der obligatorische Besuch auf der Reeperbahn oder das "typische" Abendessen z.B. im urigen Ericka's Eck in der Schanze nicht fehlen dürfen, wenn die Schüler aus Marseille einige Monate später zu Besuch in Hamburg sind. Beruflich geht es für das französische Pendant um die Wurst :-),  um die Welt der "Charcuterie" wie man sie in Frankreich gar nicht kennt. Die französischen Schüler berichten verblüfft über das Labor, die Hightech Ausstattung in der Berufsschule und konstatieren, dass die Wurst in Deutschland fast eine Kunst sei ...

Fest steht, dass die Kunst des Kochens und des Kochenlernens in beiden Ländern sehr unterschiedlich ist. Es ist eine lehrreiche Erfahrung für beide Seiten, sich in eine fremde Umgebung zu bewegen, etwas Neues, Ungewöhnliches zu lernen und den eigenen beruflichen Horizont zu erweitern ... und die Botschaft kommt an, wie ich es von den Marseille-Schülern hören durfte: "wir haben gelernt, dass wir trotz unterschiedlicher Vorstellungen und Wegen zu dem gleichen Ergebnis kommen können."

Genau da liegt das "höhere Ziel" des Projekts wie Herr Panz, der Leiter der Fachberufsschule betont: "Mit dem Projekt Traiteur wollen wir unseren Beitrag zur deutsch-französischen Verständigung leisten." Und, dass der Austausch nur gelingt, weil sich Menschen dafür engagieren, die daran glauben und das Projekt ermöglichen. Ohne diesen Willen wäre es nicht möglich, weil beide Systeme einfach zu sehr voneinander entfernt sind. 

In diesem Jahr stand ebenfalls ein kulinarisches Highlight ganz oben auf der Agenda des Besuchs aus Frankreich: ein festliches, deutsch-französisches Mittagessen aus Anlass des 60. Geburtstags der Städtepartnerschaft zwischen Hamburg und Marseille und des Jahres der französischen Sprache und frankophonen Kulturen in Hamburg. Am 9. Februar sind 80 Gäste und Akteure des deutsch-französischen Lebens in Hamburg in den Genuss eines von den deutschen und französischen Berufsschülern speziell kreierten Menüs gekommen: Bouillabaisse,  Schweinerouladen und ein deutsch-französisches Dessertbuffet mit sowohl provenzalischen calissons und navettes als auch rosa-weiße Hanseaten. Für Laurent Toulouse, Generalkonsul Frankreichs, Gastgeber -zusammen mit Frau Dr. Garbade, Geschäftsführerin des Hamburger Instituts für Berufliche Bildung - und großzügiger Sponsor des Mittagessens, war es "die Begegnung von zwei Weltstädten auf unseren Tellern" und die Bestätigung, dass Kochen eine Kunst sei, die keine Grenzen kennt.
Vor einigen Wochen haben die Bundeskanzlerin und der französische Staatspräsident im Rahmen des 55. Jahrestags des Elyséevertrags bekräftigt, dass die Mobilität von Auszubildenden und Apprentis und damit verbunden der Ausbau des europäischen Programms Erasmus Plus zu den Prioritäten der deutsch-französischen Achse in den kommenden Jahren gehört ... es bleibt zu hoffen, dass sich solche Projekte vermehren und, dass viel mehr Azubis den Weg über die Grenze wagen werden, damit
Karrieren in Ausbildungsberufen wieder attraktiver und unsere wirtschaftliche und kulturelle Bindungen gestärkt werden. Die deutsch-französische Freundschaft darf noch mehr durch den Magen gehen ... genau wie die Liebe!

Hambourg Marseille

L'amitié franco-allemande est un peu comme l'amour, elle "passe par l'estomac" (ndl: vient de l'expression allemande: "Liebe geht durch den Magen")... c'est tout au moins le trait d'union entre le Lycée Hôtelier de Marseille et la Staatlichen Gewerbeschule Gastronomie und Ernährung de Hambourg: les deux écoles professionnelles coopèrent depuis 9 ans et le projet "Traiteur" offre à de jeunes apprentis cuisiniers français et allemands l'occasion de sortir de leurs sentiers culinaires habituels et d'aller découvrir, le temps d'une semaine passée dans la ville jumelle, d'autres manières d'aborder leurs métiers. Chaque année, en novembre, un groupe de jeunes cuisiniers et bouchers se rend dans la cité phocéenne pour découvrir l'univers des "traiteurs", une formation qui n'existe pas en Allemagne. Un séjour très axé sur la pratique professionnelle mais accordant aussi une part à la culture et à la découverte de Marseille et de ses environs. Tout comme l'incontournable visite sur la Reeperbahn ou le dîner "typiquement allemand" font partie du programme des élèves marseillais quelques mois plus tard. Sur le plan professionnel, le séjour hambourgeois leur permet de découvrir le monde de la charcuterie tel que pratiqué en Allemagne et ils font état de leur ébahissement devant l'équipement hightech du centre d'apprentissage et surtout devant les méthodes de production...

Il ressort clairement que l'art de la cuisine, mais aussi son apprentissage, diffèrent de part et d'autre de nos frontières. C'est une expérience riche d'enseignement pour ces jeunes d'être soudain propulsés dans un univers inconnu, de découvrir des méthodes, des pratiques nouvelles ou inhabituelles et d'élargir ainsi leur horizon professionnel... et le message passe comme j'ai pu l'entendre de la bouche des apprentis marseillais: "nous avons appris que nous pouvions arriver à un résultat identique en prenant des chemins différents"

Et c'est exactement là que se situe l'ambition du projet comme le souligne Monsieur Panz, le directeur du centre d'apprentissage de Hambourg: "Le projet "Traiteur" est notre contribution à l'entente franco-allemande". Et de rajouter que le projet est surtout le résultat d'un fort investissement personnel des différents acteurs. Sans leur implication et leur volonté, le projet ne pourrait exister, tout simplement parce que les deux systèmes de formation sont très éloignés l'un de l'autre.

Cette année, les jeunes Allemands et Français ont également eu l'opportunité de mettre en pratique leurs apprentissages réciproques en organisant un déjeuner franco-allemand pour célébrer le 60ème anniversaire du jumelage entre Marseille et Hambourg et l'année de la langue française dans la Hansestadt. Près de 80 acteurs hambourgeois du franco-allemand se sont ainsi retrouvés le 9 février dernier autour d'un menu tout spécialement créé par les élèves: bouillabaisse, roulades de porc et un buffet de desserts associant les saveurs provençales des calissons et navettes aux spécialités hanséatiques telles que le Hanseat.
Pour Laurent Toulouse, Consul Général de France à Hambourg, hôte - avec
Frau Dr. Garbade, Directrice de l'Institut de Formation Professionnelle de Hambourg- et mécène du déjeuner, "la rencontre culinaire de deux villes de renommée internationale" et le constat que la cuisine est un art qui ne connaît pas les frontières.

Alors que la Chancelière allemande et le Président français ont réaffirmé, il y a quelques semaines, à l'occasion du 55ème anniversaire du Traité de l'Elysée, que la mobilité des apprentis et le développement du programme Erasmus Plus faisaient partie des priorités de l'axe franco-allemand dans les années à venir, il faut espérer que ce genre de projets se multiplie et que le nombre des apprentis qui franchissent la frontière pour s'enrichir d'autres pratiques augmente substantiellement. Une manière de rendre les ces métiers plus attrayants mais aussi de renforcer nos liens économiques et culturels...

monhambourg, 16 février 2018

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